jeudi 18 octobre 2012

Nouvelle taxe sur les pensions des retraités

La sécurité sociale est en déficit de 13,3 millards d'euros en 2012. Pour pallier ce problème, le gouvernement prévoit de mettre en place de nouvelles taxations sur différentes choses tels que la bière, le tabac et la pension des retraités.
Ainsi, la taxe sur les pensions des retraités sera soumises à un prélèvement de 0,15% en 2013 puis 0,3% en 2014.
350 millions d'euros, c'est ce que devrait rapporter cette contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA)pour 2013 millions. La taxe sur les pensions des retraités devrait pallier le déficit de la sécurité sociale. Puis les 700 millions de 2014 seront déstinés au financement de la réforme de la dépendance des personnes âgées.

mardi 8 novembre 2011

Nouveau plan d'austérité 2011 : avancement de l'âge de la retraite

François Fillon vient de dévoiler un nouveau plan d’austérité qui aura pour but d'essayer d'économiser 18,6 milliards d’euros supplémentaires pour les années 2012 et 2013.

Parmi les mesures  du plan d'austérité annoncées par François Fillon, le gouvernement a décidé d’accélérer la réforme des retraites votée l’an dernier.

Le passage de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, pour l'instant prévu pour 2018 est avancé d’un an à 2017. Conséquence les Français nés entre 1952 et 1956 devront travailler quelques mois de plus que prévu avant de pouvoir partir à la retraite.

En revanche, les pensions de retraite ne sont pas concernées par ce nouveau plan d’austérité. Aucune baisse n'est prévue, au contraire, elles continueront  d’être revalorisées au même niveau que l’inflation.

Le nouvel âge légal de départ à la retraite pour les générations 1952-1956


Génération Age légal de départ à la retraite
1952 60 ans et 9 mois
1953 61 ans et 2 mois
1954 61 ans et 7 mois
195562 ans
195662 ans

samedi 2 avril 2011

retraite complémentaire changement de règles


Malgré l’opposition de la CGT et de la CFE-CGE, le projet d’accord sur les retraites complémentaires Arrco et Agirc proposé par le Medef va pouvoir entrer en vigueur à compter du 1er juillet prochain. Voici les principales dispositions du texte.


Alignement sur l'âge de la retraite du régime de base
Jusqu'à présent, l’âge requis était de 65 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein sans abattement dans les régimes complémentaires Arrco et Agirc . L'accord reporte cet âge de deux ans (soit 67 ans pour les assurés nés en 1956) pour l'aligner sur le nouvel âge du taux plein applicable dans le régime de base. Pour les générations nées avant, le relèvement se fera progressivement, selon le même calendrier que celui retenu dans le régime de base.

Reconduction de l'accord AGFF
L'accord AGFF étant reconduit jusqu’au 31 décembre 2018, les assurés qui ont fait liquider leur retraite de base à taux plein avant ces bornes d'âge pourront obtenir leurs retraites complémentaires sans subir d'abattement. Cette mesure s’appliquera aux salariés qui réunissent la durée d’assurance requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein avant l’âge du taux plein ainsi qu’à ceux qui peuvent partir en retraite anticipée.


Majoration pour enfants
Les majorations pour enfants sont désormais les mêmes dans les deux régimes. Si les enfants sont encore à charge, les parents qui font liquider leur retraite pourront prétendre à une majoration de leurs pensions de retraite Arrco et Agirc de 5 % par enfant aussi longtemps qu’il restera à leur charge.
Les enfants ne sont plus à charges : les parents  qui ont eu ou élevé au moins 3 enfants pourront prétendre à une majoration de 10 % du montant de leur retraite dans les deux cas. Ces modifications ne s’appliqueront que pour les droits acquis à compter du 1er janvier 2012. Pour les droits acquis avant cette date, les parents continueront à bénéficier d’une majoration de 5 % pour 3 enfants à l’Arrco et de 8 % à l’Agirc pour 3 enfants (+ 4 % par enfants supplémentaires). Mais attention, pour les retraites liquidées à compter du 1er janvier 2012, ces majorations seront plafonnées à 1 000 euros par an dans chacun des deux régimes.

Versement des pensions
A compter du 1er janvier 2014 au plus tard, les pensions seront versées chaque mois. Aujourd’hui, elles sont payées tous les trimestres, et d’avance.

Pensions de réversion
Le mode de calcul des pensions de réversion ne sera pas modifié.

Paramètres de fonctionnement des régimes
A partir de 2012 et jusqu’en 2015 inclus, le rendement de ces régimes se stabilisera. Dans le détail, le salaire de référence (ou prix d’achat du point) et la valeur de service du point évolueront tous les deux en fonction de l’évolution du salaire annuelle moyen, diminué de 1,5 point, sans que cette revalorisation puisse être inférieure à l’inflation.

Source : http://www.capital.fr/retraite/actualites/les-nouvelles-regles-des-retraites-complementaires-587930?xtor=EPR-228

revalorisation retraite de 2,1% en 2011

La Commission économique de la Nation a prévu une inflation de 1,8% pour 2011. Ainsi, les pensions de retraite de base versées par le régime général, les régimes alignés et ceux de la fonction publique seront revalorisés de 2,1 % au 1er avril prochain.

Cette revalorisation de la retraite de 0,3 point de plus que la prévision d'inflation pour 2011 correspond à la différence entre l’inflation 2010, désormais constatée (1,5%), et celle prévue à la même époque l’année dernière (1,2%).

En fin 2011, l 12,9 millions de retraités étaient concernés par le régime général, dont la pension moyenne s'élevait environ à 609 euros.

Le minimum vieillesse, appellation commune de l'allocation de solidarité aux personnes âgées, augmentera quant à lui de 4,7% le 1er avril, a précisé Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé.


lundi 10 janvier 2011

Réforme retraite 2010

 La reforme des retraites de 2010 a été mise en place, dans un premier temps pour pallier le déficit des régimes retraites. En effet, aujourd'hui, celui-ci est d'environ 30 milliards d'euros, grâce à la réforme, nous devrions arriver à combler ce deficit. Enfin, la réforme retraite de 2010 a été élaboré pour maintenir le niveau des pensions pour les retraités actuels et futurs.

Tout d'abord, la réforme des retraites augmente l'âge de départ à la retraite. Ainsi, celui-ci passera à 62 ans en 2018. Chaque année, à partir du 1er juillet 2011, les futurs retraités partiront 4 mois plus tard jusqu'à ce qu'on atteigne 62 ans. Si l'on a tous ses trimestres que ce soit aujourd'hui à 60 ans ou à 62 ans en 2018, on perçoit une pension à taux plein. A l'inverse, si vous n'avez pas tous vos trimestres, vous pouvez toujours partir à la retraite mais votre pension subira une décote.

De plus, la réforme des retraites évoque la notion de pénibilité. Ainsi, les personnes atteintes d'une incapacité physique supérieure ou égale à 10% liés à un travail pénible auront deux avantages pour la retraite. En effet, d'une part l'âge de la retraite d'augmentera pas et d'autre part la pension perçue restera à taux plein quel que soit le nombre de trimestres validés. Aucune décote ne sera infligée.


Au demeurant, la réforme des retraites a revu le dispositif "carrières longues". En effet, celui-ci est prolongé et élargi. Il concerne surtout les personnes qui sont rentrés sur le marché du travail très jeunes et qui ont cotisés deux années supplémentaires que la durée de cotisation exigée. Ainsi les personnes qui ont commencé à 14/15 ans pourront partir à la retraite à 58 ans.

La retraite des femmes :
Les indémnités journalières perçues lors du congé maternité seront désormais prises en compte dans le calcul de la retraite ce qui améliorera le niveau de la persion. Les femmes ayant interrompu leur carrière pour éléver leurs enfants pourront partir à la retraite à taux plein à 65 ans. Il est possible d'avoir le taux plein avant cet âge que si tous les trimestres ont été réalisés. Enfin, fini les inégalités de salaire entre les hommes et les femmes dans les entreprises sous peine de sanctions financières.

La réforme des retraites améliore la protection des plus fragiles. Ainsi, le minimum vieillesse est resté et sera revalorisé en 2012 de 25%. De plus, les personnes veuves pourront percevoir une partie de la pension de leur conjoint. Les parents d'handicapés continueront d'avoir une retraite à taux plein à 65 ans même s'ils n'ont pas tous leurs trimestres. Enfin, la réforme retraite permet aux travailleurs hadicapés ou les conjoint de personnes handicapés de prendre leur retraite anticipée, sous condition.

samedi 6 novembre 2010

L'épargne retraite

Il est ouvert uniquement aux commerçants, artisans, professions libérales, et à leur conjoint collaborateurs ainsi qu’aux dirigeants non salariés.


Pour contrer la baisse des revenus lors du passage à la retraite, il est préférable de préparer  sa retraite. Il existe différents supports qui offrent aux futurs retraités la possibilité de se constituer un complément de revenus réguliers et garantis. Tous ont un avantage fiscal à l’entrée. Cependant celle-ci est intéressante en particulier pour les personnes fortement imposées. L’épargne accumulée n'est pas disponible durant votre vie active. Mieux vaut donc prendre le temps de réflechir avant de choisir l'un de ces supports. Vous pouvez aussi regarder les assurances vies pour l'épargne retraite.


Le Perp pour tous !

Contrairement au régime Préfon et aux contrats Madelin, Celui-ci est accessible à tous les futurs retraités. La réforme des retraites prévoit une sortie partielle en capital à l’heure de la retraite, à hauteur de 20 % de la valeur de rachat du contrat. Il est très avantageux pour les personnes fortement imposées.

Ses plus :
- Il est possible d'interrompre ses versements à tout moment ou de les arrêter définitivement ;
- Les versements que l'on met sur le PERP sont déductibles à hauteur de 10 % de nos revenus de l’année précédente, avec un minimum de 3 462 euros et un maximum de 27 696 euros en 2010 ;

Ses moins :
- à l’exception des PERP en points, il en existe très peu. Le montant de la rente n'est pas garanti car le taux de conversion du capital en rente sera déterminé à partir des tables de mortalité en vigueur au moment de votre départ en retraite.


La Préfon : pour les agents du secteur public

En principe, il est réservé aux agents de l’Etat, d’une collectivité locale ou de la fonction publique hospitalière ainsi qu’à leurs conjoints et partenaires de Pacs. Le régime Préfon est en réalité ouvert au plus grand nombre. Il suffit d’avoir travaillé au moins une fois au cours de sa carrière auprès d’une collectivité publique pour pouvoir y adhérer, même si à l'heure actuelle, vous êtes salarié ou indépendant. Il s'agit d'un régime par points sur lequel vos cotisations sont immédiatement converties en points de rente, en fonction des tables de mortalité en vigueur au moment de leur versement, ces points vous étant définitivement acquis chaque année.

Ses plus :
- vous pouvez tout comme le PERP suspendre vos versements ou arrêter définitivement de cotiser ;
- les cotisations sont déductibles de votre revenu imposable dans les mêmes limites que pour un PERP, mais avec la possibilité de déduire en plus de ce plafond les versements correspondant aux rachats de vos années antérieures à votre adhésion(dans la limite de deux années rachetées par an en 2010, 2011 et 2012 si vous êtes toujours agent public en activité)

Ses moins :
- vous n’avez pas accès sur la gestion financière de votre contrat : vos cotisations sont essentiellement investies sur des obligations, ce qui a long terme est en principe moins rentable que des supports action.


Le régime Madelin : pour les indépendants


Le régime Madelin recouvre deux types de supports distincts :
- des régimes de retraite facultatifs qui offrent les mêmes avantages et inconvénients que le régime Préfon. Il fonctionne par points proposés par les caisses de retraite.
- des contrats d’épargne retraite commercialisés par les banques et assureurs, qui fonctionnent comme des contrats d’assurance-vie mais avec une sortie obligatoire en rente.

Ses plus :
- certains contrats Madelin garantissent le taux de conversion du capital en rente lors de la souscription du contrat, ou lors des versements, ce qui n'est pas le cas du Perp ;

- si votre bénéfice est supérieur au plafond annuel de la sécurité sociale, l'avantage fiscal est supérieur à celui offertes par un PERP, puisque vos cotisations sont déductibles à hauteur de 10 % du montant des bénéfices, auxquels s’ajoutent 15 % sur la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 plafonds ; soit une déduction maximale de 64 047 eurosn 2010.

Ses moins :
- Il est obligatoire de cotiser chaque année, vos cotisations pouvant toutefois varier sur une fourchette de 1 à 10


mardi 10 août 2010

Assurance retraite

L'assurance retraite est "la garantie", pour tout travailleur, de pouvoir bénéficier d'une rente calculée en fonction de son âge et du nombre de cotisations versées lorsqu'il mettra un terme à son activité professionnelle, soit par choix soit parce qu'il aura atteint la limite d'âge légale pour pouvoir exercer son métier.

Mais comment fonctionne exactement l'assurance retraite ?

En France, l'assurance retraite se compose d'un régime de base, versé par la Sécurité Sociale via la CNAV, et d'un ou de plusieurs compléments versés par différents organismes selon le métier du cotisant. Bien que le régime de base de la Sécurité Sociale soit un acquis social de taille, il ne peut pas suffire à lui seul pour garantir un niveau de vie similaire à celui de la vie active : l'assurance retraite ne peut faire l'impasse sur une complémentaire qui est la plupart du temps obligatoire.

En matière d'assurance retraite, la population des travailleurs est divisée en trois catégories : les salariés du secteur privé, les fonctionnaires et les non-salariés (profession libérale, chef d'entreprise etc.). Pour leur complément de retraite, Les salariés du secteur privé sont affiliés à l'ARRCO. C'est également le cas des cadres, qui sont en outre affiliés à l'AGIRC. Pour les fonctionnaires, le choix du complément retraite est optionnel, et peut désigner le CREF, le CGOS ou la PREFON. Pour les non salariés, l'assurance retraite passera par la caisse vieillesse RSI ou par la CIPAV en fonction du type d'activité qu'ils exercent.

Pour consolider encore leur assurance retraite, la plupart des travailleurs choisissent de cotiser pour un complément de retraite supplémentaire, souscrits auprès d'organismes privés. Dans ce cas, l'assurance retraite est constituée par capitalisation (suivant le fonctionnement de l'épargne) et non plus par répartition (les pensions des retraités sont financés par les cotisations des travailleurs en activité).

lundi 2 août 2010

Retraite épargne


Contrairement aux cotisations obligatoires versées à la Sécurité Sociale et aux organismes de complément de retraite, la retraite épargne est optionnelle. Comme son nom l'indique, la retraite épargne est un investissement sur le long terme, qui peut être conçu sous différentes formes.

L'objectif de la retraite épargne peut être fort différent en fonction des contrats souscrits. Dans certains cas, la retraite epargne est prévue pour apporter une rente supplémentaire au moment de l'arrêt de l'activité professionnelle. Mais la retraite epargne peut aussi être le moyen de prémunir ses proches contre une baisse de ressources en cas de décès, et s'inscrit alors dans une optique successorale.


La retraite épargne utilisée comme moyen d'organiser la succession intervient au moment du décès du titulaire du compte. Ainsi, elle est appelée pour cette raison « contrat prévoyance » ou « onctrat décès pur ». Le souscripteur ne touche rien tant qu'il vit, mais utilise la retraite epargne pour éviter une baisse de revenus à ses proches s'il vient à disparaître.

Lorsque la retraite épargne est considérée comme un moyen d'obtenir à terme le versement d'une rente supplémentaire, elle est qualifiée de « contrat en cas de vie » ou de « contrat placement ». La rente peut être versée par petites mensualités ou en une seule fois. La date fixée pour le début des versements correspond le plus souvent à la date de la retraite du souscripteur, mais elle peut parfaitement intervenir à un autre moment. En principe, une retraite epargne « en cas de vie » ne prévoit aucun versement en cas de décès du titulaire du compte, mais, dans les faits, ce type de placement est souvent doublé d'une contre-assurance : en cas de décès, les proches du souscripteur recevront l'argent à sa place.

mercredi 21 juillet 2010

Epargne retraite

En cas de vie, en cas de décès ou mixte, l'épargne retraite est un produit financier qui permet d'investir sur le long terme.

Quelles sont les différences entre chaque contrat d'épargne retraite, et dans quels cas peut-il être intéressant d'y souscrire ?

Il existe au total trois types de contrats épargne retraite : le contrat prévoyance ou décès pur, le contrat épargne ou « en cas de vie » et le contrat mixte, qui fonctionne aussi bien en cas de vie qu'en cas de décès. L'épargne retraite cumule en ce cas les attributs des contrats prévoyance et des contrats épargne.

Constituée par des prélèvements réguliers sur le compte du souscripteur et/ou par le versement d'un capital à l'ouverture du contrat, l'épargne retraite prévoyance est destinée à fonctionner uniquement en cas de décès du souscripteur. Elle permet de garantir un minimum de revenus à ses proches, ou de transmettre plus facilement une partie de son patrimoine. L'épargne retraite prévoyance se traduit alors par le versement d'une somme aux proches du souscripteur, en une seule fois ou par mensualités, conformément au contrat établi par le titulaire du compte.



L'épargne retraite en cas de vie est elle aussi destinée à être reversée ultérieurement, mais, cette fois-ci, uniquement si le titulaire du compte est encore vivant. Au moment de l'établissement du contrat, une date est prévue à l'avance pour le début des versements. Elle est généralement calculée pour tomber au moment de la mise à la retraite du souscripteur, mais il s'agit d'un usage et non d'une obligation. En cas de décès, cette épargne retraite ne bénéficiera pas aux proches du titulaire du compte, sauf si ce-dernier l'a enrichie d'une contre-assurance.

jeudi 15 juillet 2010

Placement retraite


Profiter pleinement de sa retraite, c'est l'avoir anticipée : un placement retraite permet d'aborder l'arrêt de l'activité professionnelle en toute sérénité. Optionnel, le placement retraite vient compléter la pension calculée sur la base des cotisations obligatoires durant la vie active, et permet de vivre plus confortablement.

Un placement retraite peut prendre des formes très différentes. L'investissement immobilier, le placement en bourse ou un contrat d'asssurance-vie sont autant de solutions intéressantes pour augmenter ses revenus au jour de la retraite. Certains organismes bancaires ou d'assurance proposent également des plans de placement retraite spécialement conçus pour être rentables sur le long terme.



Un investissement immobilier peut être envisagé comme un placement retraite : en achetant un bien immobilier et en utilisant au mieux les avantages fiscaux consentis par les loi Borloo et de Robien, la location ultérieure du bien permettra de toucher mensuellement un complément financier appréciable. Toutefois, ce type de placement retraite demande du temps et de l'énergie.

Avec une solution assurance vie ou placement retraite planifiée par un organisme spécialisé dans ce type de transactions, le futur retraité est déchargé de ces soucis : il lui suffit de cotiser chaque mois une somme déterminée en fonction de la durée envisagée du contrat et de ses exigences sans avoir à gérer lui-même ses investissements. Un placement retraite est très similaire à une assurance-vie, puisqu'il fonctionne sur le principe de la capitalisation tout au long de la vie. Cependant, il offre souvent des garanties supplémentaires, telles que la prise en charge des cotisations en cas d'arrêt maladie prolongé ou d'invalidité, et prépare davantage la fin du contrat avec des placements plus sûrs dans les dernières années.

vendredi 9 juillet 2010

Retraite par capitalisation


Bien que toutes deux consistent à assurer une rente lors de l'arrêt de l'activité professionnelle, la retraite par capitalisation et la retraite par répartition sont à différencier très nettement.

Quel est donc le fonctionnement de la retraite par capitalisation, et en quoi diffère-t-elle de la retraite par répartition ?

Le principe de la retraite par capitalisation est simple : c'est l'accumulation de versements qui finit par constituer un capital donnant droit au versement d'une rente. Le souscripteur d'un contrat de retraite par capitalisation peut être un particulier, une collectivité ou une entreprise.


La retraite par capitalisation est donc une sorte d'épargne accumulée par une génération pour son propre compte. La retraite par répartition est exactement à l'opposé de ce principe, puisque c'est toujours la génération suivante qui cotise pour la précédente. Ces deux types de retraites sont généralement utilisés de manière complémentaire : les cotisations retraite obligatoires fonctionnent essentiellement sur le principe de la retraite par répartition, tandis que les complémentaires retraite souscrites individuellement peuvent être conçues sur le modèle de la retraite par capitalisation.

En France, la retraite par capitalisation est surtout associée à l'épargne retraite. Mais le phénomène des baby-boomers a quelque peu remis en question ce principe. En effet, les enfants nés juste après-guerre arrivent aujourd'hui à l'âge de la retraite : plus nombreux que la génération suivante, ils induisent logiquement des cotisations plus lourdes pour ces derniers. Un système mixte, associant retraite par capitalisation et retraite par répartition pourrait éviter les injustices intergénérationnelles de ce type.

samedi 3 juillet 2010

Capital retraite

Aujourd'hui, se forger un capital retraite durant ses années d'activité n'est pas simplement une précaution : c'est une nécessité. Le financement des retraites est en effet devenu particulièrement épineux, et le régime de base associé aux complémentaires obligatoires telles que l'AGIRC ou l'ARRCO n'est plus suffisant pour garantir des rentrées d'argent satisfaisantes en fin de vie. Prévoir un capital retraite permet donc d'envisager l'avenir avec davantage de sérénité.


Différentes façons d'épargner pour sa retraite.
       
 
Actuellement, la capital retraite peut être constitué de différentes manières. Les plans d'épargne, collectifs ou individuels, peuvent ainsi représenter une bonne réponse au problème de la retraite. Les cotisations versées sont à déduire des revenus déclarés, ce qui permet d'emblée de bénéficier d'une baisse d'impôts, tout en faisant preuve de prévoyance. En entreprise, les salariés peuvent souscrire à un PERCO*, tandis que le PERP permet de se constituer un capital retraite à titre individuel.

De plus, l'assurance-vie représente un autre moyen de construire un capital retraite sur le long terme. Plus souple que le plan épargne, l'assurance-vie offre une grande liberté dans le montant et la périodicité des versements. En cas de décès du souscripteur, l'assurance-vie permet aussi d'ajouter son capital retraite au reste du patrimoine et de le transmettre sans qu'il soit exagérément amputé par les droits de succession.

Enfin, les investissements immobiliers peuvent être utilisés pour la constitution d'un capital retraite, notamment en utilisant les dispositifs de Robien, Borloo et Scellier. A condition qu'il soit destiné à la location, le bien immobilier donne droit à des réductions d'impôts qui permettent de rembourser l'emprunt contracté pour l'achat du bien. La revente du bien ou la perception de loyers participera ensuite à la constitution du capital retraite.

* PERCO: Plan d'Epargne pour la Retraite Collective
* PERP : Plan Epargne Retraite Populaire
  
  

dimanche 27 juin 2010

Retraite complémentaire

La retraite complémentaire est une pension destinée à suppléer les versements du régime de base de la Sécurité Sociale au terme de son activité professionnelle. Tous les salariés sont automatiquement affiliés à une retraite complémentaire, mis à part les fonctionnaires qui doivent opter pour un contrat optionnel.

Pour tous les salariés du privé qui dépendent du régime général de la Sécurité Sociale, la retraite complémentaire se matérialise par une affiliation, automatique, à l'ARRCO. Selon le type d'activité de chacun, d'autres organismes peuvent intervenir : l'AGIRC pour les cadres, l'AGRICA pour les salariés agricoles, l'IRCANTEC pour les agents non titulaires de l'Etat, et la CRPNPAC pour les navigants de l'aéronautique civile. Pour les fonctionnaires, la retraite complémentaire peut passer par le CREF, le CGOS ou la PREFON.



Grâce à leur retraite complémentaire AGIRC, les cadres cumulent à la fois les versements du régime de base de la Sécurité Sociale, et deux compléments, l'un versé par l'ARRCO, et l'autre par l'AGIRC. Pour les salariés agricoles, le système est exactement le même, à la différence près que les retraites ARRCO et AGIRC sont gérées par un troisième organisme, l'AGRICA. Pour les agents non titulaires de l'Etat comme pour les navigants de l'aéronautique civile, ce sont, respectivement, l'IRCANTEC et la CRPNPAC qui forment la deuxième retraite complémentaire après l'ARRCO.

Les fonctionnaires n'ont pas l'obligation de prendre une retraite complémentaire, mais, à défaut, leur pouvoir d'achat risque de chuter considérablement au moment de l'arrêt de leur activité. Les trois organismes de complémentaire retraite qui leur sont proposés ont des systèmes de gestion différents, qui se basent soit sur la « cotisation définie »*, soit sur la « prestation définie ».

*Cotisation définie : les droits à venir sont calculés en fonction du montant des cotisations.
* Prestation définie : le montant des cotisations est calculé en fonction des droits désirés

lundi 21 juin 2010

Complément retraite


Afin de ne pas perdre de pouvoir d'achat au moment où l'on cesse son activité professionnelle, un complément de retraite est essentiel et bien souvent obligatoire. En effet, pour la grande majorité des salariés, le complement de retraite est prévu automatiquement, mais il prend des formes différentes en fonction du type d'activité de chacun.

Hormis les fonctionnaires, tous les salariés sont affiliés au complément de retraite de l'ARRCO sans avoir besoin de s'en préoccuper. L'affiliation est automatique.
Pour les fonctionnaires en revanche, le complément de retraite relève du choix de chacun, car l'affiliation est optionnelle, et peut être réalisée auprès de trois organismes distincts : le CREF*, le CGOS* ou la PREFON*.



Pour tous les autres salariés, le complément de retraite est constitué au moins d'une affiliation à l'ARRCO et souvent, d'une deuxième affiliation auprès d'un autre organisme. Ainsi, pour le personnal navigant de l'aéronautique civile, le complément de l'ARRCO est-il augmenté d'un versement des caisses de la CRPNPAC*. Pour les agents de l'Etat qui n'ont pas été titularisés, c'est le complément de retraite de l'IRCANTEC* qui permet d'augmenter la rente de l'ARRCO et du régime de base de la Sécurité Sociale.

Pour les cadres et les salariés agricoles, le complément de retraite se compose des versements de l'ARRCO et de l'AGIRC. Mais tandis que les cadres doivent traiter avec ces deux interlocuteurs, le complément de retraite des salariés agricoles, en revanche, est géré par l'AGRICA, un organisme qui se charge de regrouper les prestations de l'ARRCO et de l'AGIRC.

* CREF : Complément retraite des fonctionnaires
* CGOS : Comité de gestion des oeuvres sociales
* PREFON : Prévoyance des fonctionnaires
* CRPNPAC : caisse de retraite du personnel naviguant professionnel de l'aéronautique civil
* IRCANTEC: institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'Etat et des collectivités publiques.

mardi 15 juin 2010

Cotisation retraite


Dans le secteur privé, la cotisation retraite se compose d'une base, prélevée par l'URSSAF et identique pour tous. De plus, il s'associe le plus souvent, d'une complémentaire obligatoire qui se traduit par deux schémas : pour les salariés non cadres, la totalité des cotisations sont prélevées pour le compte de l'ARRCO (Association pour le Régime de Retraite Complémentaire). Pour les cadres salariés, la cotisation retraite passe par ce dernier également, mais aussi par l'AGIRC (association générale des institutions de retraites des cadres).

Pour un salarié non cadre, la cotisation retraite pour la complémentaire obligatoire est prélevée directement sur son salaire, et est intégralement versée aux caisses de l'ARRCO. En règle générale, la cotisation retraite maximale est limitée à 3 plafonds de la Sécurité Sociale.




Pour le cadre salarié, la cotisation retraite se divise en fait en deux versements distincts. Sur un même salaire, l'ARRCO ponctionne une cotisation calculée sur la base d'une fraction du salaire du cadre, comprise entre un euro et le plafond de la Sécurité Sociale. Sur le reste du salaire, l'AGIRC récupère une cotisation retraite qui peut aller jusqu'à 8 plafonds de la Sécurité Sociale.

Pour les salariés du secteur agricole, le fonctionnement de la cotisation retraite est identique à celui qui s'applique aux cadres, à la différence près que c'est un troisième organisme intitulé AGRICA (association degestion pour le compte des institutions complémentaires agricoles), qui se charge du prélèvement et de la répartition des cotisations entre l'ARRCO et l'AGIRC.

vendredi 11 juin 2010

Taux retraite

Selon le nombre d'années de cotisation, l'âge du départ à la retraite ou d'autres paramètres tels que le nombre d'enfants ou une éventuelle invalidité, le taux de retraite qui sera appliqué pour le calcul du montant de la pension allouée sera différent.

Voici donc un petit récapitulatif des taux de retraite appliqués à chaque cas particulier.

Pour le régime de base, le taux de retraite maximal est de 50 %. Ce taux s'applique au salaire de base et fonctionne par trimestre. Les primes n'entrent donc pas dans le calcul, ni les trimestres incomplets. Les années pour lesquelles un versement retraite a été effectué ne compte pas non plus. Le taux de retraite à 50 % s'applique à tout travailleur qui arrête son activité à ses 65 ans.



Dans certains cas, il est possible de bénéficier du taux de retraite à 50 % dès ses 60 ans. Pour avoir droit au taux de retraite à 50 %, il faut alors pouvoir justifier de 160 à 164 trimestres de cotisation au cours de sa vie (la variation est fonction de l'année de naissance), ou être reconnu médicalement inapte au travail, titulaire d'une pension d'invalidité, ancien combattant ou prisonnier de guerre, ou encore être mère de trois enfants au moins et ouvrière (avoir pratiqué une activité manuelle pendant 5 ans dans les 15 ans précédant la demande de départ à la retraite) avec au total 120 trimestres au moins de cotisation.

Pour ceux qui souhaitent partir à la retraite avant l'âge requis et ne peuvent justifier d'un nombre suffisant de trimestres de cotisation, le taux de retraite sera minoré. A l'inverse, les actifs qui cessent leur activité professionnelle après leurs 65 ans pourront bénéficier d'un taux de retraite majoré (ou surcote).

vendredi 4 juin 2010

Réforme retraite


Le 21 août 2003, la loi Fillon, ou reforme de la retraite, a modifié les calculs de la retraite de base. Quels sont donc les points les plus important de cette reforme de la retraite. Quelles en seront les conséquences pour les futurs retraités ?

Face à l'arrivée des baby boomers à l'âge de la retraite, à l'allongement de l'espérance de vie et au déficit toujours grandissant des caisses vieillesse de la Sécurité Sociale, une reforme de la retraite s'imposait. Et, comme on peut s'y attendre, les conditions requises pour pouvoir bénéficier d'un taux maximum du régime de base ont été revues à la hausse à l'occasion de cette reforme de la retraite.

Pour résumer, on peut dire que la reforme de la retraite prévoit un allongement global de la durée des cotisations pour pouvoir prétendre à un taux plein et les actifs sont encouragés à prendre leur retraite aussi tard que possible. Ainsi, le nombre de trimestres requis aujourd'hui pour obtenir le taux à 50 % est de 160 pour ceux qui sont nés avant 1949 et vont jusqu'à 164 pour les personnes nées à partir de 1952. La reforme de la retraite se montre toutefois moins sévère sur le sujet des trimestres manquants, avec une pénalité de 1,25 % par trimestre manquant contre 2,5 % auparavant.





La deuxième grande particularité de la reforme de la retraite tient à la majoration non négligeable qui récompense les actifs qui continuent à travailler alors qu'ils auraient droit à la retraite à taux plein. De façon générale, la reforme de la retraite lancée par François Fillon aboutit à une baisse du montant des retraites : pour un même nombre de cotisations, un retraité en 2020 touchera environ 10 % de moins qu'un retraité en 2002.

jeudi 27 mai 2010

Baby boomers Canada

Les baby boomers au Canada correspondent à la génération née entre 1946 et 1964. Comme dans de nombreux autres pays, l'approche de l'âge de la retraite pour la première vague de baby boomers au Canada s'accompagne d'un certain nombre d'inquiétudes.

En 2007, une enquête sur les baby boomers au Canada a été menée par Fidelity Investments. Le sondage révèle que les actifs de cette génération semblent assez peu conscients des modalités de leur future retraite. Ainsi, alors qu'un départ à la retraite occasionne généralement une baisse de revenus d'environ 40 %, 64 % des baby boomers au Canada estiment qu'ils ne changeront pas leur style de vie lorsqu'ils arrêteront de travailler...

L'enquête met également en évidence le manque de préparation à la retraite des baby boomers au Canada. Sur l'ensemble des personnes interrogées, 23 % seulement ont un plan de retraite élaboré tandis que les autres se sont contentées des cotisations obligatoires. Cela ne semble pourtant pas entamer l'optimisme des baby boomers au Canada qui envisagent des retraites extrêmement actives et ambitieuses, avec par exemple des projets de voyages ou d'activités bénévoles.




Bon nombre de baby boomers au Canada sont actuellement chefs de petites ou moyennes entreprises. La moitié d'entre eux parviendra à l'âge de la retraite d'ici les 10 prochaines années, ce qui pourrait entraîner des difficultés économiques importantes pour le pays. Mais, en accord avec le bel optimisme dont ils font preuve dans l'enquête de Fidelity Investments, les baby boomers au Canada se sentent encore pleins d'énergie et certains d'entre eux vont même jusqu'à affirmer qu'ils ne prendront pas leur retraite, ou envisagent de mettre en place un plan de succession pour assurer la pérennité de leur entreprise.

mardi 18 mai 2010

Baby Boomers

Qu'entend-on par "Baby boomer" ?

Ce terme désigne en fait tout individu né entre 1945, à la fin de la deuxième guerre mondiale, et 1970. Actuellement, seule la première vague de cette génération arrive à l'âge de la retraite. Mais le phénomène pose déjà quelques problèmes quant au financement des retraites : la descendance du baby boomer n'est pas suffisamment nombreuse pour assurer à chacun une retraite confortable grâce au système par répartition.

Le financement des retraites un réel problème ?

Avec la retraite par répartition, chaque baby boomer a pu aisément financer la retraite de la génération précédente, qui compte moins d'individus. Mais la problématique s'inverse à présent. En effet, le départ à la retraite du baby boomer, ajouté au déficit des caisses d'assurance vieillesse, dénonce la précarité du système et le financement des pensions n'a jamais paru aussi fragile.




La logique voudrait toutefois que le départ à la retraite des baby boomers ait un impact positif sur l'emploi : si le nombre de chômeurs est moindre, l'effort à fournir pour le paiement des retraites devrait être moins insurmontable. Mais de récentes études montrent qu'il n'en est rien. Quelques emplois risquent en effet de se libérer, mais, dans la plupart des cas, les baby boomers partant à la retraite ne seront pas remplacés par les entreprises qui cherchent à tout prix à faire baisser leurs effectifs.

Pour les baby boomers, le financement de leur retraite devra donc beaucoup à leurs propres efforts. Les produits financiers proposant une retraite par capitalisation ont explosé ces dernières années, et sont souvent soutenus par l'Etat via des réductions ou crédits d'impôts. Même si tout est fait pour la minimiser autant que possible, l'injustice intergénérationnelle frappe indéniablement les baby boomers qui, après avoir financé les retraites de leurs parents, doivent assumer la leur s'ils ne veulent pas accabler leurs enfants...

mercredi 28 avril 2010

Information retraite

Depuis 2003, l'information sur la retraite est un droit. Afin d'inciter chacun à faire preuve de prévoyance pour sa propre retraite, le gouvernement français met à la disposition de chacun l'ensemble de l'information retraite le concernant.

L'information retraite est donc désormais accessible sur internet, à travers un site commun aux 35 organismes de retraite obligatoires (de base et complémentaires), qui se sont, pour l'occasion, constitués en GIP (Groupement d'Intérêt Public. Sur ce site information retraite, les grandes lignes du principe de la retraite sont abordées, afin de permettre à chacun de comprendre le fonctionnement du système, et une histoire de la retraite est retracée.
Sur le site information retraite de ce GIP, il est également possible de réaliser une simulation en ligne pour avoir une idée du montant de sa future retraite. Bien qu'il soit envisageable de faire cette simulation à partir d'approximations, mieux vaut néanmoins se munir au préalable de toutes ses fiches de paie. Ainsi, l'information retraite sera calculée au plus juste, proposant plusieurs paliers en fonction de l'âge du cotisant au moment de son départ à la retraite (le maximum s'arrêtant à 65 ans).

Voici un exemple de site qui vous permet de calculer votre retraite :

Les mesures gouvernementales pour l'information retraite ont également imposé l'envoi, pour chaque individu, d'un relevé des droits recoupant l'ensemble des organismes retraite dont il a pu dépendre. Grâce à ce document, envoyé tous les 5 ans, chacun pourra anticiper son départ à la retraite. A partir de 55 ans, le courrier information retraite envoyé au cotisant portera mention d'une estimation du montant de la pension à laquelle il aura droit.